La fin d’un cycle
12052009Salut à toi, lecteur, lecteuse (!) ou même illettré. Toi qui fréquente ce blog depuis maintenant octobre, ou qui a prit l'aventure en cours de route, toi qui m'a accompagné soit par le biais de messages sur ce blog, soit par des discussions enflammées sur la messagerie instantanée.
Voici donc le dernier article de ce blog, dernier article pour le dernier mois et les dernières semaines de “travail”, derniers sourires, dernières heures de cours dans deux écoles qui resteront probablement à jamais celle ou je me serais le moins ennuyé (il était temps). Enfin dernières heures loin de toi, lecteur, lecteuse, sans qui j'avoue avoir aujourd'hui bien du mal !
Si la joie du départ était, et je pense que c'est légitime, grande et intense, la joie du retour, pour plusieurs raisons, l'est également. Le plaisir de revoir ses proches, d'attaquer quelque chose de nouveau et, même, si je ne me sentais pas attaché à mon pays de naissance, à ma bonne vieille France, ses cons, et ses aigris de naissance !
C'est donc un nouveau cycle qui prend fin, un peu comme la fin d'un repas pour ma grosse coloc (exception du cycle infini, “arrêter pour mieux recommencer”, telle est sa devise), c'est aussi comme la fin des feux de l'amour et la remise en question de toute une partie de la population qui va se demander ce qui va venir ensuite. C'est un papa noël sans guirlande et sans boules.
Trêves de plaisanteries, après un mois d'avril, chaotique, mais à la maison, le mois de mai annonçait donc la fin de mon contrat (au 31) et donc, de ce fait, la fin de cette aventure, au Pays de Galles, dans mon petit village, avec mes petits muflons que je n’oublierai pas de sitôt.
Si mes ambitions professionnelles restent biens loin de l'enseignement, cette année m'aura montré l'envers du décor, et très honnêtement, me fait penser qu'être prof, en fin de carrière, c'est vraiment une super idée. J'entends d'ici les gens dire que oui prof c'est quand même pénible, des fois il faut travailler à la maison tout ca… c'est complètement vrai, mais quel bonheur d'être en contact avec ces gamins, même si ils sont un peu neuneus, même si ils y ont pas le gout, ils sont tous différents et tous supers intéressants. Bref, j'en ai peut être pas fini avec l'école !
D'autre part je t'annonce cher lecteur, que malgré la forte tentation et malgré un imc qui vient de repousser les limites de la nature, ma dulcinée coloc est toujours en vie, à geindre, à se plaindre, à passer environ 22h sur 24 dans sa chambre, à faire des choses peu catholiques… Le plus gros regret viendra donc ce côté la : comment faire passer 8 mois qui auraient pu être vraiment géniaux, à 8 mois excellents du côté professionnel mais catastrophiques du côté de la maison ou les échanges se font par e-mail parce que madame n'ose plus sortir, cachant sa grande laideur, de sa chambre. De mon côté et comme tu le sais surement, lecteur, j'ai fait honneur à la classe française, en étant irréprochable du début à la fin et en gardant mon self control jusqu'au bout (j'espère). Toutefois, si avoir de “nouveaux amis” n'étaient clairement pas une priorité en arrivant, je regrette de ne pas avoir pu tisser plus de liens avec certains locaux, par contre, je sais que j'aurais toujours un toit si j'avais à revenir quelques jours, preuve que j'ai pas trop fait de merde (si l'on oublie que j'ai cassé un verre en faisant la vaisselle), que j'avais une place pour l'an prochain si je voulais continuer et qu'aujourd'hui même je suis convié à participer au voyage de classe en tant qu'accompagnateur, preuve s'il en est que le peu que j'ai fait, je l'ai fait comme il faut, et ça, ça fait plaisir.
Plaisir, mot que j'aimerais utiliser un peu plus souvent à l'avenir, en commençant par les études, en retrouvant un cursus qui, j'espère me sera adapté, pas pour valider un diplôme mais pour m'épanouir comme je l'ai été cette année. Plus personnellement également, j'aimerais retrouver cette notion de plaisir, mais je ne m'étendrai plus sur le sujet, on n’est pas sur gala.
Gala, comme le truc à la mode ici au Royaume uni, tout les djeun's font un gala de fin d'année, smoking pour les garçons, robe de qualité pour les filles, et coca illimité (une fois entré à l'école). Je vous laisse imaginer, pour ceux qui ne l'ont vu, la robe de ma chère et tendre, qui tire plus du chapiteau que de la pièce de couture. Aisée est la moquerie, je t'entends mauvaise langue, mais à chaque fois, ce n'est pas méchant, c'est PE-DA-GO-GIQUE [!anéfé].Bref, le 28 je serais de retour sur le continent, j'espère avec le même soleil que celui qui sévit ici depuis deux jours (consécutifs, record absolu).
Je n'en dirai pas plus, j'en garde un peu histoire d'avoir quelque chose à te dire en arrivant, à bientôt à toi, lecteur adoré, sans qui ce blog n'aurait pas été aussi grand que ce qu'il a été, sans qui cette année aurait été plus longue et finalement vachement moins rigolode, on va laisser passer l'été, et je te dis à la rentrée pour d'autres projets qui risquent d'être sympas.
Pour finir, et pour faire feinte que j'ai passé 8 mois à l'étranger, un petit mot de gallois (qui veut dire merci)
Diolch (prononcez dioRR (et non je n’adore pas (par contre j'aime bien les parenthèses (et les parenthèses à l'intérieur des parenthèses)))).
A vite !
PS : Merci à grem, fr, et beast pour leurs rôles
Catégories : La vie à Galles







