La fin d’un cycle

12052009

Salut à toi, lecteur, lecteuse (!) ou même illettré. Toi qui fréquente ce blog depuis maintenant octobre, ou qui a prit l'aventure en cours de route, toi qui m'a accompagné soit par le biais de messages sur ce blog, soit par des discussions enflammées sur la messagerie instantanée.
Voici donc le dernier article de ce blog, dernier article pour le dernier mois et les dernières semaines de “travail”, derniers sourires, dernières heures de cours dans deux écoles qui resteront probablement à jamais celle ou je me serais le moins ennuyé (il était temps). Enfin dernières heures loin de toi, lecteur, lecteuse, sans qui j'avoue avoir aujourd'hui bien du mal !
Si la joie du départ était, et je pense que c'est légitime, grande et intense, la joie du retour, pour plusieurs raisons, l'est également. Le plaisir de revoir ses proches, d'attaquer quelque chose de nouveau et, même, si je ne me sentais pas attaché à mon pays de naissance, à ma bonne vieille France, ses cons, et ses aigris de naissance !

C'est donc un nouveau cycle qui prend fin, un peu comme la fin d'un repas pour ma grosse coloc (exception du cycle infini, “arrêter pour mieux recommencer”, telle est sa devise), c'est aussi comme la fin des feux de l'amour et la remise en question de toute une partie de la population qui va se demander ce qui va venir ensuite. C'est un papa noël sans guirlande et sans boules.

Trêves de plaisanteries, après un mois d'avril, chaotique, mais à la maison, le mois de mai annonçait donc la fin de mon contrat (au 31) et donc, de ce fait, la fin de cette aventure, au Pays de Galles, dans mon petit village, avec mes petits muflons que je n’oublierai pas de sitôt.

Si mes ambitions professionnelles restent biens loin de l'enseignement, cette année m'aura montré l'envers du décor, et très honnêtement, me fait penser qu'être prof, en fin de carrière, c'est vraiment une super idée. J'entends d'ici les gens dire que oui prof c'est quand même pénible, des fois il faut travailler à la maison tout ca… c'est complètement vrai, mais quel bonheur d'être en contact avec ces gamins, même si ils sont un peu neuneus, même si ils y ont pas le gout, ils sont tous différents et tous supers intéressants. Bref, j'en ai peut être pas fini avec l'école !

D'autre part je t'annonce cher lecteur, que malgré la forte tentation et malgré un imc qui vient de repousser les limites de la nature, ma dulcinée coloc est toujours en vie, à geindre, à se plaindre, à passer environ 22h sur 24 dans sa chambre, à faire des choses peu catholiques… Le plus gros regret viendra donc ce côté la : comment faire passer 8 mois qui auraient pu être vraiment géniaux, à 8 mois excellents du côté professionnel mais catastrophiques du côté de la maison ou les échanges se font par e-mail parce que madame n'ose plus sortir, cachant sa grande laideur, de sa chambre. De mon côté et comme tu le sais surement, lecteur, j'ai fait honneur à la classe française, en étant irréprochable du début à la fin et en gardant mon self control jusqu'au bout (j'espère). Toutefois, si avoir de “nouveaux amis” n'étaient clairement pas une priorité en arrivant, je regrette de ne pas avoir pu tisser plus de liens avec certains locaux, par contre, je sais que j'aurais toujours un toit si j'avais à revenir quelques jours, preuve que j'ai pas trop fait de merde (si l'on oublie que j'ai cassé un verre en faisant la vaisselle), que j'avais une place pour l'an prochain si je voulais continuer et qu'aujourd'hui même je suis convié à participer au voyage de classe en tant qu'accompagnateur, preuve s'il en est que le peu que j'ai fait, je l'ai fait comme il faut, et ça, ça fait plaisir.

Plaisir, mot que j'aimerais utiliser un peu plus souvent à l'avenir, en commençant par les études, en retrouvant un cursus qui, j'espère me sera adapté, pas pour valider un diplôme mais pour m'épanouir comme je l'ai été cette année. Plus personnellement également, j'aimerais retrouver cette notion de plaisir, mais je ne m'étendrai plus sur le sujet, on n’est pas sur gala.

Gala, comme le truc à la mode ici au Royaume uni, tout les djeun's font un gala de fin d'année, smoking pour les garçons, robe de qualité pour les filles, et coca illimité (une fois entré à l'école). Je vous laisse imaginer, pour ceux qui ne l'ont vu, la robe de ma chère et tendre, qui tire plus du chapiteau que de la pièce de couture. Aisée est la moquerie, je t'entends mauvaise langue, mais à chaque fois, ce n'est pas méchant, c'est PE-DA-GO-GIQUE [!anéfé].Bref, le 28 je serais de retour sur le continent, j'espère avec le même soleil que celui qui sévit ici depuis deux jours (consécutifs, record absolu).

Je n'en dirai pas plus, j'en garde un peu histoire d'avoir quelque chose à te dire en arrivant, à bientôt à toi, lecteur adoré, sans qui ce blog n'aurait pas été aussi grand que ce qu'il a été, sans qui cette année aurait été plus longue et finalement vachement moins rigolode, on va laisser passer l'été, et je te dis à la rentrée pour d'autres projets qui risquent d'être sympas.

Pour finir, et pour faire feinte que j'ai passé 8 mois à l'étranger, un petit mot de gallois (qui veut dire merci)

Diolch (prononcez dioRR (et non je n’adore pas (par contre j'aime bien les parenthèses (et les parenthèses à l'intérieur des parenthèses)))).

A vite !

 

PS : Merci à grem, fr, et beast pour leurs rôles




[ACH] Boussole, [VDS] faiblesse

12042009

Salut à toutes et salut à toutes,

En ces périodes de fêtes religieuses ô combien importantes dans la vie d'un homme, le Bon Dieu lui même m'envoie vous prêcher la bonne parole sur ce blog à forte valeur ajoutée.

Tel un baiser d'une collègue sans barbe ou une journée de printemps sans pollen qui te pique les yeux, ce nouvel article va te conter, pour une des dernières fois des aventures qui n'arrivent qu'à une personne, moi même.

Très enthousiaste à l'idée de rentrer en France pour les vacances de Pâques (Easter chez nos cousins bretons), et ce dès fin janvier, l'hiver ayant été rude et long, j'ai pris toutes les précautions nécessaires pour rentrer en France à la bonne heure, dans l'optique de passer un concours (et quel concours) le 28 mars.

La première étape était donc de commander un aller retour entre Birmingham et Lyon, le commander tôt, parce que c'est moins cher, qu'ils disaient. Je commande donc mon billet, et le temps se passe, les semaines s'écoulent, la vie suit son cours, jusqu'à ce jour du 25 février, jour où Air France pense à moi par le biais d'un mail. D'abord surpris de tant de prévoyance de leur part, j'ouvre, tout excité le mail.

L'excitation sera de courte durée, comme à la découverte de ce qu'on pensait être un beau cadeau avant le déballage, l'enthousiasme et l'appréhension magnifie la chose, et on déballe le papier cadeau, l'emballage, et on va dire “merci” ou alors on dit même pas merci tellement on a envie de pleurer.

C'est un peu la même chose qui m'est arrivée avec ce mail. J'avais tout d'abord à réserver mon siège, imprimer mon ticket et toute la procédure habituelle. Je continue à lire le mail, et la… stupéfaction, je suis un Avrel, le plus beau des Avrel ( tu peux deviner le sourire qui se transforme en une moue puis la colère puis l'envie de se suicider en avalant de la mie de pain). Le billet d'avion était réservé correctement, mais .. au 26 février soit, exactement un mois plus tôt que la date prévue de mon retour.

Qu'à cela ne tienne, à Poil vaillant, rien d'impossible, ne me laissant pas abattre, je tente de trouver un autre billet d'avion, pas trop cher pour ne pas grever mon budget, déjà bien maigre pour ce retour. Pas de chance, Air France ne propose plus que des vols à 500 livres pour rentrer à Lyon le 26 mars et aucune autre compagnie n'est en mesure de me ramener en France en partant de Birmingham. Il va donc falloir que j'aille à Londres, ville de plus de 17 habitants, j'appréhende un peu.

Finalement je trouve un billet avec Ryan air, 60euros, arrivée à Lyon, je m'en sors bien. Je fais attention de prendre la bonne date cette fois ci et en voiture Birgit. Il me faudra enfin rajouter un billet de train entre Birmingham et Londres puis de Londres à l'aéroport.

Tout est en place, nous voici le 26 mars, le jour où le scandale arriva !

Après une levée de corps sans réveil malgré l'heure tôt-ive (c'est le contraire de tardive tas d'nuls), un déjeuner léger et une valise rembourrée, me voici fin prêt pour le voyage. J'arrive à la gare en temps et en heure, malgré la fraicheur ambiante, je n'ai pas froid, bien aidé par mon paquetage et ma dégaine, je présume de clandestin, sac de sport, pas rasé, les petits yeux à cause de la nuit précédente. Le premier train arrivera à l'heure sur le seul quai de la gare, impossible de se tromper, impeccable. L'itinéraire était plutôt préparé et j'avais écrit sur une feuille de papier quels trains prendre à quelle heure et à quelle gare, l'erreur était donc impossible, et aurait surtout été malvenue, étant donné que je ne disposais pas de largesse pour accomplir ma tâche.

Et la, c'est le drame.

Arrivé à Shrewsbury  à l'heure et devant désormais prendre le train pour Birmingham, je n'avais qu'à regarder l'écran et attendre le train au bon quai. Et l'impensable se produisit, je montai dans un train… qui partait… pour Aberystwith. Stupéfaction dans la rame, la foule en délire se délectait de voir mon visage, une nouvelle fois se décomposer en direct, lors de l'annonce de la contrôleuse en me disant que je pourrais rejoindre Birmingham en m'arrêtant à Welshpool, prochain arrêt de ce train de l'enfer.

Welshpool, sa gare, ou plutôt son quai et son vide. Je devais attendre plus d'une heure 30 sur le quai de Welshpool mon train, pour te résumer la situation, j'étais à l'opposé de là où je devais être, dans un état de panique intense, en train de réadapter mon parcours, un peu comme Tomtom quand tu prends pas la bonne route ou Birgit quand elle a fini son quintal d'avoine. Malgré tout, c'était encore jouable, on voulait y croire, pour la beauté du geste, pour l'honneur. Le train arrivait et je subissais à nouveau le regard condescendant de la contrôleuse. Et à la question “y'a t-il un train pour Londres avant 15h” et surtout sa réponse : “lol, darling, a+, gg no re”, ma mine, déjà déconfite, ne ressemblait plus à quelque chose rappelant un être humain. J'étais donc voué à rester à Birmingham pour la nuit ou alors trouver un autre avion moyennant pièces sonnantes et trébuchantes ce qui ne m'enthousiasmait guère, il faut bien le dire. J'arrivais donc à l'aéroport de Birmingham en ayant au préalable demandé à un aimable conseiller de vente de la gare si un train repartait pour Londres cette après midi, la réponse fut sèche et sonna le glas de la lose : “No”.

Il ne me restait plus qu'à trouver un avion et rentrer, au moins en France, après on verrait.

Je m'approche donc du comptoir de Ryan air m'annonçant qu'aucun vol en France n'est programmé, je me dirige vers Air France qui me propose un billet à seulement 900euros, je leur dit gentiment que ce n'est pas assez cher et que je vais consulter les autres offres. Et finalement flybe, me propose un billet à 205 livres. Si tu as bien compté cher lecteur, c'est le troisième billet d'avion pour la même destination le même jour pour le même client. Même la section ADAPEI de 1974 n'avait pas fait si fort.

Je me rends à l'évidence et me soulage donc de cette monnaie qui, il faut bien le dire m'embarrassait dans mon portefeuille, bien trop étroit pour de telles sommes d'argent.

L'avion me ralliait donc à Paris Charles de Gaulle, et il faut le souligner, sans encombres majeures. Il ne me restait plus qu'à trouver un train pour Lyon et c'en était fini de ce voyage infernal. Le souci, c'est que j'ai raté le dernier train pour Lyon temps de quitter l'aéroport pour rallier la gare de Charles de Gaulle. J'étais embêté, quand enfin, un signe, tel une colocataire oubliant son 9eme repas de la journée, est apparu. Un tgv Lille Marseille était bloqué depuis 3 heures à Charles de Gaulle et devait repartir sous peu. Lançant un sprint tel Bafé Gomis après 4 big mac, je rejoins le TGV qui démarrera quelques secondes plus tard. Gloire !

Encore une fois je me soulagerai de quelques dizaines d'euros et j'arriverai à Part Dieu, enfin, à minuit. A partir de la, je récupère un bon vieux bus Philibert qui m'emmènera à Chateaucreux ou un taxi était censé m'attendre. Je dis bien censé, car à l'approche des taxis, aucun d'eux n'étaient au courant que la SNCF m'avait “affrété” un taxi, puisqu'il n'y avait plus de lignes entre Saint Etienne et Bonson. Je demande donc au dernier taxi s’il peut faire quelque chose quand la régie lui dit de trouver le chef de Gare qui délivrera des bons pour le payer. 

Après un quart d'heure de marche autour de la gare pour y pénétrer (dans la gare hein, pas le chauffeur), nous trouvons deux bobby très accueillant (bienvenue en France) “Quessevousfoutezla”. 5 minutes plus tard, les bons en poche nous nous dirigeons enfin vers St Rambert, au bout du rouleau et prêt pour une nuit salvatrice.

 Le retour arrive et est programmé pour le 18 avril, en espérant que je n'aurai pas à t'écrire un nouvel article sur mes bévues, je te salue, toi lecteur, fidèle et bien aimé, et je t'écrirai dans un petit mois, pour ce qui s'annonce, la dernière ligne droite de cette épopée de 8 mois à travers lesquels j'aurai beaucoup appris (sauf me diriger dans une gare) et j'aurai pris (et toi aussi je l'espère) beaucoup de plaisir (pas avec la coloc hein, que les choses soient claires).

 Bismufle

 Ton Poil

 




Dafoodils et Eisteddffod

11032009

Tu en as rêvé, il l'a fait. Telle la capture d'un Pokémon d'une rareté absolue ou la beauté de la lecture d'une poésie aux toilettes, le moment que tu va passer maintenant s'annonce aussi délicieux que les deux précédemment cités.  Voila un mois de plus s'est écoulé, un petit mois certes, mais un mois quand même. Et un mois relativement riche en action à comparé du mois de janvier. 

Le mois de février, au Pays de Galles c'est un peu la délivrance d'un peuple, et ce pour plusieurs raisons  : 

1- La première c'est qu'enfin, le soleil est réapparu, lui qui avait disparu depuis que ma douce coloc a décidé d'étendre son linge  de trop longs mois maintenant. Les températures reviennent à des normes un peu plus humaines et les hormones se réveillent. Le Gallois est donc content, surtout après cet hiver historique où pour la première fois depuis plus de 15 ans il a neigé. 

2- La seconde raison c'est que les mois de février mars au Pays de Galles c'est un peu la bringue en continu. Alors attention pas la bringue où on boit, puisqu'ici il n'y a pas besoin de motifs pour boire, la bringue culturelle les amis. Etant donné que j'ai pris l'ascenseur social en pleine marche, et que je suis passé du statut d'étudiant geek cool6 à celui de “copain des profs”, j'ai assisté à deux événements, il faut le dire relativement sympa et plutôt atypiques. Le premier c'est le Saint David's Day. Evidemment, en tant qu'être cultivé, voici l'heure de la leçon : Saint David est le Saint Patron des Gallois, il aurait réalisé un miracle en soulevant des collines pour que des gens qui étaient trop loin l'entende, enfin c'était un gars bien et le 1er mars c'était sa fête. Plein de bonnes intentions et tentant de m'intégrer, je suis donc sorti (!) un dimanche (!!) à Saint David (pour optimiser mes chances), et assister à … … l'absence d'animation. Ce fut un échec cuisant : je m'attendais à des défilés, des filles sur des chars, que nenni, seuls les grands drapeaux gallois étaient de sorti ainsi que le ciel bleu, ma récompense certainement. 

Qu'à cela ne tienne, le Saint David's Day étant désormais passé, le deuxième jour de folie arrivait vendredi passé et celui était assez énorme (un peu comme son nom, et autre chose maintenant que j’y pense). Tu l'as deviné, je parle de l'Eisteddffod (prononcez Eisteddffod). L'Eisteddffod (quota), c'est le jour des gallois (encore eux). Du côté des écoles, c'est quelques semaines où l'on en a parlé tout les jours depuis quelques semaines à tous les niveaux, dans toutes les matières. Des plus jeunes qui devaient faire des châteaux forts avec leurs mains aux plus âgés qui faisaient des pièces de théâtre (en gallois s'il vous plait), tout devait être fait pour mettre en avant la culture galloise sur un fond patriotique assez unique. En effet, le gallois est fier de son pays et de son école/ chat / vélo. Il est fier, et le montre; encore une fois les drapeaux étaient de sortie, tout les élèves, qui exceptionnellement n'avaient pas à mettre l'uniforme, se sont tous habillés pareil (haut rouge gallois typique) etc… Dans une ambiance survoltée et avec des gamins déchainés, cette journée a permis de voir un truc que je verrai certainement jamais en France, des gens fiers de leur origine et dès leur plus jeune âge; un véritable choc pour moi, pas du tout patriote, mais je dois dire que ça à de la gueule et je pense également que c'est la meilleure réponse au racisme, tout le monde chantant à la gloire des poireaux et des dragons plutôt que de chercher les poux dans la tête des voisins.

 

Mais avant cela, avant les fêtes il y a eu les pleurs, des familles dépitées, un taux de suicide explosé, des villes rasées. Oui, parce qu'ici ce n’est pas l'église qui réunit la famille le dimanche, c'est le Rugby, et au rugby, bah les gallois, ils ont dérouillé. [!golden haha].

Petit rappel des faits : Depuis le début du tournoi, le Pays de Galles se met à rêver du “grand slam”, 5 victoires en 5 matchs lors du tournoi des 6 nations, qui montrerait au monde que les gallois savent faire autre chose que tondre les moutons. Après deux matchs de folie contre ses voisins (l'Ecosse) et ennemis (l'Angleterre), les Gallois rencontrent des Français à l'agonie malgré leur victoire à l'arraché face à de valeureux Ecossais. Le match contre la France s'annonce comme une promenade de santé pour des Gallois sereins, beaux et forts tel Julien Feasson leurs valeureux aînés, victorieux en 2005.

 Après avoir subi les provocations de mes élèves et n'étant honnêtement pas très sur de la victoire de la troupe à Chabal, je n'ai rien dit, mais le bon dieu a puni tout ces médisants. Au terme d'un match épique, palpitant voir même grandiose (n'ayons pas peur des mots, un trou est un trou, non ça ça va pas la) La Grande Equipe de France et ses Dieux du Stade qui auront relancé l'industrie du calendrier offrent une victoire mérité et le quart d'heure de gloire de tous les assistants Français au Pays de Galles (environ 3 :o ) . La victoire est belle, la semaine délicieuse mais le tournoi n'est pas fini, et même si, à part l'Irlande, plus personne ne pourra réaliser le Grand Chelem (que c'est laid) les Gallois veulent finir en beauté et surtout devant la Queen et du coup les Froggies. 

Je sais que le rugby n'est pas ta passion malgré la beauté des muscles saillants de ces jeunes fous, alors pour toi, demoiselle qui t'aventurerait dans les sentiers hasardeux et parfois boueux de mon blog (ne pas couper cette phrase), voici la minute poétique de cet article, voir de ce blog. Le mois de Mars, comme je l'ai dit un peu plus haut est celui du retour du soleil, et qui dit soleil dit débardeurs et jolies robes retour d'une végétation un peu moins triste. Même si globalement l'hiver n'aura pas été trop rigoureux ici, le printemps est de retour et apporte avec lui un parfum qui change de celui des égouts avant la pluie; c'est celui des Dafoodils (la lectrice patiente et attentive aurait pu se douter que j'allais en parler dans cet article). Les dafoodils, c'est des fleurs jaunes, belle comme le matin [!cabrel], et qui sentent aussi bon qu'une fleur, ca tombe bien, ça en est une [!jospin]. Je ne peux résister à inclure une photo de ces jolies fleurs, aussi éphémères qu'une couche propre, aussi belle qu'une journée sans coloc, aussi rafraichissante qu'un verre de Toutalégout.

 Dafoodils

Voila tout ce que j'ai à te dire en ce mois de mars cher lecteur que je remercie encore pour ta fidélité et ta beauté qui n'a d'égal que les talents d'écriture de ton bloggeur préféré (quand je parle de fleurs après je peux plus m'arrêter moi). Retour le 26 pour trois semaines qui je l'espère, et c'est bien parti, seront de folies. 

Prochain article sur le blog certainement début avril, ce sera l'avant dernier. Mai approchera et les mouchoirs avec lui. On aura le temps d'en reparler. 

 

La bise :o

 




Neige en février, Noel en décembre

6022009

 

Salut à toi lecteur aussi impatient de lire ce billet que la ménagère et sa nouvelle permanente attendent l'épisode remasterisé de Derrick (saison 19, la meilleure)

Un titre intriguant s'il en est pour démarrer cet article. Seuls les plus fidèles le comprendront et rendront un hommage profond à M. Buhl qui avait anticipé ce qu'il se passerait cette année au Pays de Galles, particulièrement dans l'Ouest, pour la première fois depuis 13 ans. Il a neigé ! Et ça a tenu ! Pas de la neige d'enfant hein, on se serait bien cru dans le Grand Nord avec une couche de neige atteignant facilement …….. 0,5 centimètre. 

 C'en était assez pour déclarer l'état de “Snow Chaos” partout au Royaume-Uni. Concrètement des écoles fermées, des magasins pas approvisionnés (j'en connais une qui n'a pas pu manger son quintal de viande cette semaine et qui en est toute malade), des trains qui ne marchaient pas, bref, la fin du monde !

Moi qui pensait que les ligériens étaient les champions des minables concernant leur conduite sur neige, je dois dire que les Gallois font fort ici même si globalement ils conduisent bien mieux que toi, Français. D'ailleurs cette réputation nous suit, parfois en bien, dans le sens où tout le monde te laisse passer même si t'es pas prio, et t'es vite excusé quand ils voient ta plaque ” c'est bon il est Français, il ne peut pas savoir conduire”.  

Ce mois de Janvier s'est donc déroulé sans accrocs majeurs, et a la rapidité stupéfiante. En effet, il ne me reste plus que quelques semaines de cours (déjà), et D.ieu sait que les semaines ne sont pas longues ici. C'est pourquoi, moi, j'ai décidé de prendre les choses en mains 

Mais qu'a tu trouvé pour occuper ton temps libre Julien ? 

C'est très simple petite fille, je me suis inscris (et j'y suis même retourné), à la salle de sport communale. Alors j'entends d'ici les commentaires élogieux qui disent que je n'ai pas besoin de ça, mon corps d'Apollon ne pouvant être mieux qu'actuellement, et bien j'ai quand même décidé de franchir le pas de porte et visiter les installations (assez rustiques dirons nous) et de tester les engins de torture pour gens suicidaires. 

Finalement on va dire que c'était assez rigolo et surtout pas très cher (compte 3euros pour entrer et tu peux rester autant de temps que tu veux c'est à dire pas beaucoup vu que tu te liquéfies sur place avec ces accessoires)

Dans tous les cas, ça fait du bien et surtout la dame de la salle de sport est “motivante”… 

Du côté des nouvelles moins réjouissantes, la voiture m'a encore fait un numéro il y'a quelques jours en solidarité aux cheminots, enseignants, mettreunomdemétierici, « chercheurs » (Anne Helene si tu nous lis et que t’as toujours pas trouvé) en grève la semaine passée, en rejoignant le mouvement. A mon avis, sa couleur (le rouge) n’est pas pour rien dans ses idées bolchéviques digne d'un Lénine en rut. Elle est désormais “réparée”, enfin elle remarche, enfin elle roule. A noter également que malgré mes semaines harassantes, j'ai enfin fini de m'occuper de savoir de quoi l'année prochaine sera faite (à condition que les facs veulent de moi) et il ne me reste plus qu'à aller jusque la poste pour envoyer les dossiers, ce qui est incontestablement la partie la plus difficile des conditions de recrutement.

Concernant la vie en communauté, ou plutôt mon absence de vie en communauté, tout va pour le mieux, heureusement que la maison est grande, autrement le nombre de défenestrations volontaires auraient fortement augmenté dans ce petit pays. 

Prochain retour en France prévu fin mars, pour trois semaines cette fois, avant de repartir pour un mois à l'aventure pour un ultime mois avant la fin du contrat. En fin de semaine prochaine débutent les vacances de février, comme une récompense pour ce mois de travail non pas intense mais Goliathesque, ou j'aurais réussi à faire moins d'heures qu'un étudiant en fac de psycho en grève (tu détecteras le double exploit).

En espérant te revoir dans quelques semaines, toi, lecteur adoré, qui fait pêter les compteurs de la plateforme unblog, qui illumine le web de ta présence et qui fait plaisir au vieux poil en laissant un petit mot juste en dessous (rien qu'un seul)

 

A la prochaine ! 

 

 




Et la santé surtout !

7012009

On l'aura tous entendu au moins 153 fois par heure, du plus sincère au plus hypocrite, des proches les plus proches aux personnes dont on a rien à faire (appelons un meuble un meuble).

Dans tous les cas puisqu'il faut le dire, bonne année, bonne santé, attention à votre chat et sortez pas sans votre petit manteau si vous voulez pas attraper froid (ca c'est fait)

Vu que c'est mon blog et que je suis très très égocentrique je vais parler de moi depuis que je t'ai quitté, toi, lecteur avide de détails croustillants à raconter à ta maman, ménagère de 50 ans qui aime les potins et qui pourra donner de mes nouvelles à la coiffeuse lors de sa prochaine permanente. C'est aussi ça, la magie de l'Internet.

Je suis donc rentré sur le continent le 19 après moultes péripeties. Pour ceux qui auraient pas su, j'ai eu le droit à un départ à 3h30 du mat' de mon bled. A 5h du matin, les ennuis commencent, panne de bus. Heureusement dans mon malheur, on est tombé en panne…. en face d'un dépot de bus de la compagnie (!jospin). Tout allait pour le mieux jusqu'à l'arrivé a l'aéroport, approximativement 8h plus tard, enregistrement des bagages, et attente, attente, attente de quoi on (je ?) savait pas trop mais j'ai attendu, j'ai même tellement attendu que l'avion a bien failli partir sans moi dedans (golden jospin).

A 16h (pour 16h30) je me décide de voir ce qui se trame en haut de ses escaliers et la je sens l'échec arriver : une queue longue, très longue (et c'est moi qui vous le dit,  j'en avais jamais vu de si longue) et à nouveau, j'attends, j''attends mais cette fois avec le stress. Je passe le controle des terroristes avec fouille anale conformément au règlement après avoir certifié que je ne voulais pas faire exploser l'avion ou prendre en otage le pilote ou violer le gentil petit caniche de mémère.

16h15 puis 16h25 passent et je ne suis toujours pas dans l'avion et de loin je vois une tâche d'un rouge qui dit du mal sur l'écran des départs. La sueur perle sur mon front, mes membres se rigidifient (tous), je suis pris de court, et enfin je vois plus clair sur les écrans “Last Call Lyon”. Gros rush à travers la zone duty free de l'aéroport jusqu'à mon quai d'embarquement, je donne les papiers à la dame qui dit que c'est pas bien d'être en retard, moi j'ai ma ceinture dans une main, mes papiers dans l'autre, mon sac à dos… Mon sac à dos ?Oublié en salle de fouille anale, j'explique à la dame le problème, elle me dit c'est maintenant que tu cours, et je peux vous dire que M. Bolt n'a qu'a bien se tenir, 4 secondes 18″ les 200 mètres vieilles (tu remplaces les haies par des vieilles ou alors tu prends deux bouts d'plastique…)

Bref, j'arrive dans l'avion à la manière d'un Phoenix Wright au bout du rouleau ( si tu n'imagines pas sa tête, imagine un gars qui devient liquide et livide après avoir eu une des peurs de sa vie) . En baroud d'honneur, l'hotesse, qui croit alors avoir à faire à un S.D.F mangeur d'enfants me montre ma place en remontant les narines. Juste à coté du gros pdg (qui ronfle dans l'avion) trop habitué aux avions (20 ans qu'il est dans la négoce de cailles d'ouzbékistan). Bref, après un regard qui en dît long sur ce qu'il pensait de moi je m'avachis dans mon siège et c'est parti. J'arriverais en France près de 5h plus tard, immobilisé dans le ciel à cause du brouillard sur Quenelle-city. A 23h je retrouverai le chaleureux domicile familial décoré façon west coast pour la Noël !

Les vacances se sont étonnement bien passées, presque tout comme il faut sans heurts, sans trop de cons et avec tous les gens biens (et un réveillon de qualité allemande)

Puis le voyage retour est arrivé, vendredi 2, après une -trop- courte interruption, et la, ca fût le premier drame. Voiture impossible à bouger (encore une fois) , températures très froide, et un malentendu avec une armoire à glace de 104 kilos au burger king qui était pas content que je lui ai pas dis merci (alors que j'avais dis merci non mais oh).

Et la lumière est apparue (pousse toi Birgit…), le frein à main s'est dégrippé, le soleil est apparu et la portière s'est ouverte après avoir succombé à ma force et aussi (mais pas trop) une fois que la glace avait fondu.

L'école a recommencé, avec les mêmes têtes, les mêmes betises et le même entrain, avec ce petit truc en plus que j'avais pas par rapport à la première rentrée, la reconnaissance; pas celle qui dit que tu fais ton taf comme il faut, non, celle des gens qui t'ont deja vu quelque part, et qui savent ce que tu fais. Bon ils savent pas si je le fais bien mais ils savent que j'existe et vu que j'ai apporté des papillotes ma cote de popularité doit atteindre maintenant des sommets bien plus haut que la tour Eiffel (qui a d'ailleurs brillé par son absence lors du Paris Show du 31.12, j'attends des explications à ce sujet…).

Ici non plus, 2009 n'a pas changé la face du pays, les voitures ne volent pas, on se fait toujours fister sur le prix du gasoil, et la Reine n'a toujours pas montré son string royal… On a plus qu'à attendre 2010,

 

En attendant bien le bonsoir chez vous.

 

J'vous kiffe :o




-2potes +DePN

19122008

Billy,

On s'est quitté sur un malentendu,

On a partagé notre crasse pendant quelques mois au frutécopain

On a partagé quelques fous rires

On a partagé ton appart du temps de midi quelques fois

On a partagé 3 ans à l'iut, tous les deux aussi intelligents

On a en commun un paquet d'amis

Ces amis qui partent les uns après les autres rejoindre un monde qui, j'espère est meilleur, qui j'espère est moins merdique que celui la.

Maintenant que t'es avec entre autre Stéphanie essayez de garder un oeil sur nous pour éviter qu'il arrive un nouveau drame. On en a marre d'enterrer un des nôtres chaque année. On aurait voulu partager un verre avec toi le 23, il n'aura pas la même saveur. On pense à la mer qui t'a pris et à ta mère qui ne te reverra plus que sous une pierre. Sous terre, c'est la que se situe mon humeur depuis le soir où j'ai appris la nouvelle.

J'espère que maintenant t'as trouvé un nouveau terrain de jeu. -2potes + de peine. Ça pourrait être ton nouveau thème. Ou plutôt le notre a partir de maintenant.Tu nous manques, ta disparition est un nouveau coup de marteau sur notre coeur encore blessé, tu nous achèves pas mais le moins qu'on puisse dire c'est que ça fait pas du bien.

Billy

Au revoir mec. Prenez soin de vous tous.
Joyeuses fêtes à tous.




My boss is my best friend

28112008

Salut à tous,

Ca fait un bail que j'ai pas écris et me voici de retour pour corriger ça.

Tout d'abord, pour toi grand fan et lecteur assidu qui a lu tous les articles et même relu ceux que tu as le plus “Kiffétavu”, je comprends ta frustration de ne pas lire une nouvelle page de ton héros préféré qui pendant tout ce temps a travaillé plus qu'Hercule, n'a pas compté les heures d'acharnement pour faire comprendre à ses élèves que c'est pas Une Frère mais Un frère. Bref, j'ai pas chômé pendant ces nombreuses heures.

Ces nombreuses heures, qui je tiens à le rappeler, sont la base de mon épuisement puisque je travaille 12 heures par semaine, et la nouveauté depuis la dernière fois, c'est que j'ai mon premier cours particulier

4 “giggling girls” (je suis pas sur de l'ortho de giggling), âgée de 17/18 ans préparent le A Level (équivalent du bac) et ont de grosses lacunes en Français, une heure par semaine, je leur prêche donc la bonne parole ceci pour une trentaine d'euros, ce qui n'est pas négligeable.

Durant tout ce mois, on a aussi pas mal visité la côte galloise avec des endroits vraiment magnifiques et à voir avec de vrais yeux et pas avec les images de mon Samsung zoom 3x.

Concernant les cours, tout se passe admirablement bien et je regrette absolument pas d'être venu. C'est vraiment une super expérience, tant sur le plan humain que “professionnel”. En deux mois j'ai appris à casser un oeuf (et à le faire tomber dans un bol), à faire fondre du chocolat, à manger autre chose que des pâtes au beurre tout les jours, à dépenser moins de 200e par mois,  à parler un anglais qui s'améliore de jour en jour, à laver mon linge, à virer des “ptits betards”, à découvrir d'autres manières de vivre (dont certaines sont vraiment surprenantes) etc…

Sinon, samedi soir après une “violente dispute” avec une autre assistante, nous nous sommes rendus à Swansea, ville de 200 000 habitants, et les premières pensées c'est : Fichtral une ville ! La deuxième c'est qu'on est vraiment pas mal à la campagne. On était donc à Swansea, invité par la prof de Français de l'école de St David parce que son cousin donnait un concert (The Heretics pour ceux que ca intéresse). En gros restau japonais (et avec les baguettes), et concert (gratuit en plus), super soirée, rencontre de gens supers sympas. C'est vraiment un des trucs les plus frappants ici et des plus différents de la France, les gens sont tous prêts a t'aider et super dispos.

L'autre chose que je ressens de plus en plus, c'est que les élèves entre ma petite école à St David et ma grosse école ici à Haverfordwest sont très différents, beaucoup plus polis et respectueux mais d'un niveau globalement un peu moins élevé, si j'avais à enseigner un jour, ce serait dans un établissement similaire à St David. Même si les locaux paient pas de mine, comme je l'ai déjà dis, on se sent un peu dans un cocon et on sent aussi qu'on peut encore progresser en anglais, comme par exemple le jour ou je comprendrais le prof de sport (international de rugby s'il vous plaît) qui fait son mètre 80 pour 90 kilos, taillé dans la masse. Personnellement, j'ai même pas envie qu'il me serre la main, sauf si j'ai besoin d'un arrêt de travail. Et son accent gallois pur fait que pour comprendre une phrase, il faut lui faire répéter environ 105,6 fois.

En gros, les écoles sont de supers moments, et j'en viendrais presque à regretter de travailler aussi peu que ce soit dans l'une ou dans l'autre école. Si un jour on m'avait dit que je serais triste en sortant de l'école, j'aurais dis : Lol.

Bref, la vie continue son cours, les cours continuent à augmenter en niveau, mais le niveau lui, reste quand même relativement bas du fait du peu de motivation, à l'exception des plus âgés qui ont choisis le Français.

Dernières choses à propos de notre emblème national, j'ai bien sur nommé l'immense, la colossale, que dis-je l'imposante Brigit. Depuis deux mois, les “relations” se sont quand même bien améliorées et même si elle est très très bizarre, les fois où je lui ai parlé, elle m'a montré qu'elle était bourrée de culture, les longues études en “histoire de l'anglais” ne s'étant visiblement pas montrées inutiles. En tout cas elle dort toujours autant mais elle est pas trop chiante donc ça va. Même si tout n'est pas parfait, elle est pas désagréable.

J'aurais peut être pas eu le cliché de la bombe allemande, plutôt ce qui reste une fois que la bombe est passée mais ça va bien comme ça, c'est rigolo, ça fait parler et ça fait peur au chat (hinhinhin)

Enfin mention spéciale au frérot et à son permis de conduire. On lui souhaite plus de réussite que son illustre ainé avec les voitures.

 

Retour le 19 décembre le sac chargé de souvenirs et d'autres choses, en attendant, j'espère que tu aura pris du plaisir dans cette lecture, ma foi assez sobre pour une fois, prochain article certainement après les vacances.

Bien l'bonsoir dans vos chaumières et comme dirait un autre grand de ce monde : Promizoulin.

 

PS : pour ceux qui n'auraient pas compris, le premier paragraphe est ironique ~~

PS2 : si le père noel passe par ici, qu'il n'oublie pas d'emporter une serviette

PS3 : J'espère que les heureuses personnes qui ont reçu une carte postale vont frimer avec parce que les autres sont pas encore écrites, je pense qu'à ce rythme je les remettrai en main propre.

PS4 : Déjà un quart de mon contrat de fait, le temps passe trop vite, bientôt la retraite

La bise !




Un mois plus tard !

30102008

Voila ! Ça fait maintenant un mois que je suis arrivé au pays des moutons et il est temps de faire quelques constats, positifs comme négatifs.

Jusquaujourd'hui il m'a été permis de voir pas mal de choses, des belles et des moins belles (Birgit si tu nous lis), je vais essayer de vous faire une “liste” qui sera certainement incomplète, de toutes ces petites choses qui font que la vie est plus ou moins belle par moment et suivant l'endroit dans lequel on se trouve.

 La première chose est évidemment la qualité de vie, une des raisons pour lesquelles j'avais opté pour une “petite” ville. Effectivement, qu'il est bon de se lever sans penser à passer la demi-heure qui va nous conduire à l'école dans les bouchons. Qu'il est bon de ne pas subir le stress des grandes villes, son bruit et ses grands immeubles. Même si j'en ai été globalement épargné en France, à taille équivalente, les nuisances sont beaucoup moins importantes ici. Cependant un des gros points faibles de la population Grande Bretonne est qu'elle est fan de tuning, il n'est donc pas rare d'entendre des “Clio sport” ou ce genre de fautes de goût ambulante se promener dans la ville et faire des “run” le soir. On les excusera en avançant qu'il n'y a, il est vrai, pas grand chose d'autre a faire le soir pour les avrel

Deuxième chose, la météo, même si apparemment vous êtes pas vraiment mieux gâtés de l'autre côté de la Manche, j'assiste ici à une météo un peu “weird” (bizarre). En gros les jours où quand je me lève il pleut pas, ça sent la feinte :

Explication :  Tu te lèves, tu vois le soleil, t'en profites pour regarder le ciel bleu parce que ça va certainement pas durer, puis finalement ça dure, alors tu te dis, bon bah on va sortir, et c'est la que le piège agit, une fois le pied dehors le ciel se couvre, les corbeaux croassent et les ténèbres recouvrent toute la région (ça fait peur hein). Donc tu te prends la pluie, heureux de ta connerie, mais bon, “ça va pas durer”. En fait si… ça dure et même parfois c'est dur, quand les minis grêlons entrent dans la partie pour te rappeler qui c'est le patron. Et une fois que t'es bien trempé, tu rentres chez toi, et le soleil revient. J'en conclue donc que je suis victime d'une immense machination qui vise à me saper le moral, mais à partir de bientôt je vais me défendre en investissant dans une parka (genre les cirés bretons) parce qu'ici, oublie le parapluie, oublie l'envie de voir a travers tes lunettes, oublie même que t'as des yeux, une fois dehors, ils servent plus à grand chose.

Autre chose, si tu crois que t'es à l'abri une fois à l'intérieur, fais attention aux fuites de toit (c'est arrivé il y a deux semaines, la chambre des proprios commençait à prendre l'eau, c'était ballot.)

Cette page météorologique, abordons quelque chose de plus sérieux : la santé.

Pour résumer en une phrase la situation : Tant que ça va pas de problèmes, si tu as un problème ca devient un peu plus emmerdant. 

En effet, après être sorti du “médecin” ce matin, un sentiment bizarre m'est venu à l'esprit : Aucun diagnostic, aucun test quelconque, ah si la tension (!), aucune palpation, rien. Ici le médecin sert juste à remplir son fichier sur l'ordinateur et à te donner l'ordonnance, sans même attendre d'éventuels résultats, sans même savoir si tu supportes le traitement, sans même savoir quoi que ce soit de moi (même pas mon poids, paramètre indispensable pour le traitement…). En gros c'est marche ou crève, donc un des plus gros points noirs (cf. mon dos) c'est bien ici la santé et l'importance que l'Etat y accorde; certes c'est gratuit (consultation + médicaments), certes ça va vite, mais faut pas avoir de choses trop grave. Pour tout autre problème il y'a les urgences. Drôle de système. Le plus fou, c'est la discussion avec ma coloc qui trouve ça tout a fait normal. Dernière chose, ici ce n’est pas parce que l'on a vu un médecin une fois qu'on le reverra le coup d'après. 

 Sans transition avec ce que l'on fait pour s'occuper les soirs de week-end. Si la plupart du temps on retrouve deux autres assistantes et on découvre un autre endroit, j'aimerais passer plus de temps dans les pubs, sans pourtant forcément consommer à outrance de l'alcool interdite. En effet, ici chaque samedi soir un groupe de musique (de rock la plupart du temps) joue, mais à l'intérieur. Des jeunes, des vieux, des hommes, des femmes, des choses (Brigit si tu nous lis toujours), toutes les catégories sont mêlées sans distinctions, juste pour passer un bon moment avec une grosse pinte de bière pour les plus braves. La chaleur est telle que même sans bouger on transpire tellement le pub est bondé, tellement l'ambiance est bonne, tellement la musique et le groupe donne. D'autre part pour le prochain tournoi de rugby, la proprio nous a dit d'aller dans les pubs pour voir les match de l'équipe au poireau (le Pays de Galles pour ceux qui dorment au fond). En effet, à la mi-temps les gérants offrent la soupe à tous les clients et je n’ose pas imaginer la 3ème mi-temps en cas de victoire. Ca promet !

Dernière chose, une mention spéciale à tous les habitants du Pays de Galles que j'ai rencontré ( à l'exception de la jeune grognasse de la banque, la prochaine fois je la raterais pas celle la) tous très chaleureux et patients avec mes bribes d'anglais, surtout au début où ils leur fallaient répéter 14 527 fois la même chose pour être compris, et aussi à tous mes muflons qui n'hésitent pas à dire bonjour (en Français s'il vous plait) quand ils me voient dans la rue et ca fait son petit effet !

Quelques caractères plus tard je vous salue tous et merci pour votre lecture, et vos nombreux commentaires !

 

A biental, bises à tous !

 




Open Evening

15102008

Bonjour à tous, et bonjour à tous !

Après une nouvelle semaine passée sur le territoire des moutons (pas si nombreux que ça d'ailleurs), je m'en va vous faire un petit album photo, plébiscité par la foule en délire fréquentant assidument ce blog !

Du départ à St Rambert à ce soir, après l'Open evening (j'en reparlerai plus bas)

Le départ a donc eu lieu jeudi 25 septembre aux environs de 8h (heure locale GMT+1 pour les coquinous). Le programme était simple, arriver à 18h à Calais, si possible en un morceau !

Départ difficile

Les différentes étapes étaient naturellement sur l'itinéraire proposé par mon plus fidèle compagnon de la route, tom tom qui pour l'occasion avait pris la voix de dark vador (jusqu'à l'énervement et ensuite Catherine). Premier arrêt à Orléans pour le moment crassou avec des sandwichs préparés avec amour et qui ma foi était assez fameux ! C'est ensuite que les choses ont été le pire car il m'a fallu traverser, non sans moultes périples les 184 autoroutes parisiens avec des …. parisiens partout…. Le but était de s'y retrouver sur toutes les indications sans le gps qui était un peu débordé et qui s'y perdait un peu, et sans toutes mes capacités car la fatigue commencait déjà à faire effet après quelques 5h de routes. Mission accomplie une bonne heure plus tard en aperçevant les premiers panneaux qui annonçaient mon salut; direction Lille.

Le truc pas trop géré c'est que je suis arrivé vraiment en avance et que j'avais pas grand chose à faire : impossible de dormir dans la voiture, impossible de relire pour la 537eme fois l'équipe du jour (Nantes était en crise à cette époque) et naturellement impossible de s'éloigner de la voiture avec tous le matos (dont une HD4850 bordayle) dans la voiture et visible assez aisément malgré la feinte des chemises qui cachaient habilement la banquette arrière. Alors j'ai fais des photos, j'ai visité le “centre commercial” de la gare maritime de Calais, tout ça m'a bien pris pfiou, 5 minutes. Retour à la voiture et attente dans un état peu glorieux. Ensuite bateau et arrivée à Dover, Folkestone vous connaissez tout ça.

Et pis l'arrivée, le lendemain en fin de journée à Haverfordwest, avec un grand soleil (ça ne s'invente pas et je m'en souviens très bien, c'est peut-être la dernière fois que je l'ai vu !)

La suite n'a aucun secret pour vous, écoles, co-dortatrice, colocs lesbiennes etc…

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La où je veux en venir, c'est à ce soir, par avance je pense que grâce à unblog je ne vais pas avoir la possibilité d'uploader les photos que je voudrais vous montrer je mettrais un lien ou vous pourrez les trouver facilement.

Ce soir c'était l'Open Evening à Sir Thomas Picton School, tenu sexy pour les uns (ca vaut le coup d'oeil), brie, goulash chez les allemand, raisins au nutella (il aura fallu venir jusqu'ici pour voir ça), et une ambiance tout simplement exceptionelle. Une porte ouverte en France, du moins celles que j'ai pu faire, c'est fade, sans goûts et lisse pour avoir une image de l'école parfaite, sans un pli de côté, sans excentricité, sans rien quoi. Ici, donc en plus du buffet et des tenues sexy, les gamins étaient déguisés, l'autorité était oubliée (comme souvent ici, mais toujours dans le respect), mais bordel, c'est le pied, les gamins étaient content d'être utile, et d'entraîner leur français dans mon cas, de voir les profs sous un autre angle, de voir les parents rentrer dans le jeu en essayant de faire leur “commande” en français, et tout ça avec l'orchestre de l'école, les gâteaux de l'école fait pas les étudiants (en cours de cuisine), et de la bonne humeur, l'innocence des gamins qui ne pensent pas au retour sur investissement ou à la récompense mais au moment présent, au bonheur qu'ils ont d'être utiles ou de rendre heureux le petit triso ou le petit vieu qui vient en profiter pour manger parce que c'est pas évident pour tout le monde malheureusement…

Cette soirée restera mémorable pour la différence de tempérament, de caractère et d'envie des gamins. Impliqués et valorisés dans tout le bahut, je pense que certain se sentent mieux ici qu'à la maison où tout ne va pas forcément super bien. De mon côté, c'est un peu le même ressenti, même si à la maison ça va un peu mieux, je m'épanouis vraiment à l'école et le fait d'être utile est vraiment quelque chose, malheureusement de nouveau, mais aussi vraiment excitant.

Au finish, j'ai ramené une moitié de brie à la maison, et surtout des sourires, du français plus qu'approximatif mais tellement bourré d'envie que le reste importe peu ! Il pleut ici mais l'absence de beau temps est largement remplacée par la chaleur de tout ses braves gens, c'est le mot et sans aucun deuxième degré. C'est quand même étonnant, mais depuis que je suis arrivé, à l'exception d'une guichetière à la banque, je n'ai pas rencontré de “cons” !

 

Pourvu qu'ca dure !

Je pense bien fort à vous tous et si Rem' tu passes par la (sur un malentendu tout ca…!), encore félicitations pour la muflonne !

 

A ciao bonsoir !

Edith : Photos dispos ici :

 




Premières impressions !

7102008

Salut à toi, fidèle lecteur de ce blog qui a dépassé les 234 soit autant que Facebook, en environ un quart de seconde !

Cet article est donc tien, que tu sois jeune ou vieu, moche (mais pas trop) ou beau gosse, petit ou… enfin bref tu m’a compris.

Jm’en va donc vous compter ma première semaine dans l’grand nord parce que les températures ont pris ici un bon coup vers le bas. On sort plus sans son petit manteau si tu veux pas être malade (j’espere qu’au moins une personne relevera la haute teneur culturelle de cette phrase), on prend ses grosses chaussures, on fait bien chauffer la voiture avant de la prendre et on appuie pas trop sur la pédale vu le prix du gasoil ici qui dépasse les bornes des limites (près de 1,5 e le litre de pétrole ca me met une PITA comme dirait l’américaine de service).

Premièrement, petit rappel j’”enseigne” dans deux écoles, l’une la “Sir Thomas Picton School” assez grande (1300 élèves de 11 à 18 ans). C’est dans celle-ci où j’ai commencé à oeuvrer pour le bien de la francophonie. Les premières impressions sont que les muflons semblent assez motivés et veulent s’améliorer, le deuxième c’est (sans faire d’anti fonctionnariat primaire) que les profs ici semblent beaucoup plus impliqués dans la vie du collège et aussi des gamins : Ils travaillent tous sans exception 25 heures à l’école, ils font la surveillance (il n’y a pas de surveillants), ils sont présents pour organiser les sorties des élèves à la sortie de l’école pour éviter qu’ils se fassent rouler dessus par un bus, bref ils font des journées complètes…Certains jeunes qui veulent être fonctionnaires pour “les vacances” devraient faire un petit stage par ici. En contrepartie, le travail est extrèmement valorisant, voir un élève progresser, s’améliorer, faire des efforts est la carotte. Malgré son nom celle-ci ne fait pas manger et pour motiver ces troupes de profs qui travaillent et qui sont contents (j’insiste), la rémunération est correcte (compter à peu près 3000 euros pour un prof de Français en quasi fin de carrière).

La deuxième école est située à St David, plus petite ville de tout le Royaume-Uni, sa cathédrale et ses plages …, la ville est très réputée car elle est aussi connue pour avoir été le berceau d’un des nombreux rois qu’à connu l’Angleterre. A coté de S.T.P, l’école de St David est assez miteuse et petite (500 étudiants du même âge que dans la première école), mais encore une fois des profs et des élèves motivés, des gamins qui ont des difficultés très diverses (drogues, parents séparés, finances pas top)  mais ils sont contents d’être la ! Concernant le niveau, je dirais qu’il est légerement plus élevé à S.T.P qu’à St David, mais cela reste à voir.

A 5 minutes de la maison

Maintenant, parlons de choses plus légères comme la météo et ma coloc’ de compet’ ! La météo est très variable, on passe de pluie plus vent à grand soleil, de très frais à frais (jamais chaud), mais pour l’instant je m’estime relativement épargné.

Epargné par la météo oui, mais pas par la personne qui co-”dort” dans la même demeure que moi…

Mais pourquoi co-dort Julien ?

Co-dort parce que l’assistant d’allemand, Brigit, et autrichienne à la base, passe les journées dans sa chambre, je ne la vois pas le matin, car quand je pars elle dort, je ne la vois pas le soir parce que quand j’arrive, elle est dans sa chambre (et je veux pas savoir ce qu’elle fait), bref une brave bête (pour les plus hardis qui ont vu les photos, ils ont pu constaté l’étendu du drame).  Ce n’est pas un réel problème pour l’instant car je passe la plupart de mes journées à l’école avec des gens vraiment sympas et les deux autres colocs, qu’on voit moins, sont vraiment très cools.

Voila à peu près tout ce qu’il me vient à l’esprit, dernière chose, les prix sont vraiment prohibitifs ici, tout est exorbitant à l’exception des habits et des frais banquaires basiques : O € par mois pour un compte avec la carte et le chéquier, c’est pas étonnant qu’elles fassent faillite ces pauvres banques !

J’attends tes impressions avec hâte et retourne taquiner la grosse  vaquer à mes occupations !

A biental !